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Redéfinir l’investissement : l’essor de l’autonomie financière

Rédigé par Julia Stiz | 14 janv. 2026 09:14:48

 

1. Évolutions générationnelles des comportements d’investissement

Une nouvelle vague d’investisseurs bouleverse le secteur financier, et elle ne montre aucun signe de ralentissement. Les millennials et la génération Z entrent sur les marchés plus tôt que les générations précédentes (Ita, 2025 ; Deljic, 2025 ; Arta Finance, 2025), exerçant une pression accrue sur les normes traditionnelles et contraignant les institutions financières à s’adapter rapidement.

Ayant grandi dans un monde numérique, ces jeunes investisseurs maîtrisent la technologie, sont habitués à l’accès instantané à l’information et confiants dans leur capacité à gérer des tâches de manière autonome. Leur parcours financier débute rarement au guichet d’une banque, mais plutôt par l’exploration en ligne, l’apprentissage entre pairs et la recherche autodirigée (Ita, 2025). Ce changement va bien au-delà d’une simple évolution des outils : il reflète un désir profond d’autonomie.

Pour eux, l’autonomie n’est pas une commodité, mais un levier d’émancipation. Ils veulent comprendre, décider et agir selon leurs propres termes. Pour y parvenir, ils recherchent activement des connaissances à travers des tutoriels YouTube, TikTok, des influenceurs financiers et des plateformes alimentées par l’IA (Potts, 2025 ; Ita, 2025 ; Experian, 2024 ; Loweth, 2025). Ils se montrent également plus enclins à partager leurs données personnelles en échange de recommandations personnalisées (BestMoney, 2025). Parallèlement, pour cette génération, l’argent — autrefois sujet tabou — est devenu un thème de conversation courant (The Investment Association, 2025). Ce qui compte le plus est l’implication : ces investisseurs attendent des relations bidirectionnelles avec les institutions financières, fondées sur la transparence, la personnalisation et la pertinence (Keurov, 2025).

En réalité, cet effet boule de neige va bien au‑delà des jeunes générations : la génération Z influence déjà ses parents et même ses grands‑parents. En définissant de nouvelles attentes, elle pousse les banques à évoluer et incite les générations plus âgées à suivre (Loweth, 2025). Ce qui a commencé comme une tendance générationnelle évolue rapidement vers un mouvement culturel plus large, soulignant l’urgence pour les banques traditionnelles de réagir.

C’est là que réside le défi : les investisseurs d’aujourd’hui n’attendent pas qu’on leur dise quoi faire. Ils veulent les outils, les connaissances et la liberté de prendre le contrôle (Keurov, 2025). Néanmoins, l’autonomie ne va pas sans complexité, ce qui soulève une question clé : les investisseurs sont-ils réellement prêts à assumer la responsabilité qu’elle implique ?

2. Comprendre l’émergence de l’autonomie financière

Ce désir croissant d’auto‑investissement et d’autonomie ne surgit pas de nulle part. Il résulte de la convergence de forces technologiques, culturelles et structurelles qui ont nourri chez les jeunes générations un appétit sans précédent pour le contrôle financier.

La culture numérique et Internet

Les millennials et la génération Z ont grandi avec un accès immédiat à l’information, ce qui alimente leur curiosité et favorise l’apprentissage autonome (Loweth, 2025). Cette aisance numérique rend les outils financiers et les plateformes d’investissement plus accessibles que jamais (Gratton, 2025 ; Arta Finance, 2025).

Néobanques et plateformes fintech

Les plateformes fintech et les néobanques ont su capitaliser sur cette demande en proposant des expériences fluides, des frais transparents et des transactions instantanées (Deljic, 2025 ; Japparula, 2024). Grâce à des interfaces intuitives intégrant pédagogie et accompagnement, elles répondent au désir d’indépendance de la génération Z tout en simplifiant des processus autrefois complexes. Ce qui constituait auparavant une offre premium est devenu la norme, faisant ainsi monter les attentes envers l’ensemble des acteurs financiers.

L’intelligence artificielle (IA) comme catalyseur

Sans surprise, l’intelligence artificielle amplifie encore cette dynamique en proposant des conseils sans intermédiaires humains, en simplifiant les projections et en utilisant un langage clair. Elle permet ainsi aux utilisateurs de prendre des décisions plus éclairées et de se sentir autonomes (Paraskevopoulos, 2024). En effet, 38 % des consommateurs déclarent faire autant, voire davantage, confiance à l’IA générative qu’aux conseillers humains (Experian, 2024).

Les banques traditionnelles à la traîne

Bien que les banques traditionnelles conservent une solide réputation en matière de sécurité, de services complets et d’expertise, elles peinent à répondre aux nouvelles exigences de simplicité, de transparence et d’expérience utilisateur (Japarrula, 2024). En 2023, 70 % des investisseurs particuliers déclaraient utiliser des outils et intermédiaires numériques — applications, sites web, néobanques, banques en ligne et plateformes spécialisées — pour investir (OCDE, 2023). La confiance instinctive que les jeunes générations accordaient autrefois aux institutions traditionnelles s’érode désormais progressivement (Deljic, 2025).

Des outils à la confiance

Cet élan vers l’autonomie s’inscrit dans une logique d’émancipation (Finances Nation, 2024). Cet état d’esprit est nourri par l’autoformation, l’apprentissage expérientiel et une forte culture du « do-it-yourself ». Toutefois, une meilleure accessibilité aux outils financiers ne se traduit pas automatiquement par une plus grande confiance. En réalité, près d’un tiers de la génération Z (31 %) et des millennials (28 %) déclarent ne pas savoir comment gérer leur patrimoine (The Investment Association, 2025).

La confiance en investissement exige bien plus que des interfaces intuitives ou un accès numérique. La véritable question n’est pas de savoir si ces nouveaux investisseurs peuvent agir de manière indépendante, mais comment ils peuvent agir avec discernement.

3. L’autonomie financière : définition, piliers et limites

À l’ère de l’accès numérique et de la prise de décision autodirigée, l’autonomie financière est devenue une aspiration centrale pour les investisseurs modernes (Finances Nation, 2024). Elle désigne la capacité à gérer et à prendre des décisions concernant ses investissements — sélectionner, exécuter et suivre — en conservant un contrôle total, sans dépendre d’intermédiaires tels que les conseillers financiers (Hayes, 2021 ; Finances Nation, 2024). Toutefois, l’autonomie financière ne se résume pas à disposer de capitaux ou à utiliser des applications financières : elle consiste avant tout à être informé, éduqué et capable de prendre en main son avenir financier.

Autrement dit, être financièrement autonome signifie être capable d’agir et de prendre des décisions financières éclairées, avec confiance et clarté. Néanmoins, cette autonomie ne s’acquiert pas instantanément ; elle se construit progressivement, autour de plusieurs piliers fondamentaux :

  • Littératie financière : des contenus clairs et accessibles expliquant les risques, les classes d’actifs et les stratégies d’investissement augmentent la probabilité d’investir.

  • Accès aux outils : des plateformes intuitives, robo-advisors et simulateurs facilitant l’exécution et le suivi.

  • Aide à la décision : des analyses, simulations et alertes basées sur l’IA permettant de soutenir la prise de choix éclairée, sans pour autant prise en charge excessive.

  • Suivi et ajustement : des tableaux de bord en temps réel, une épargne automatisée et rééquilibrage de portefeuille contribuent à maintenir le contrôle.

Selon Charles Schwab (2024), la moitié des répondants de la génération Z déclarent se sentir confiants dans leurs stratégies d’investissement, notamment grâce à l’accessibilité des conseils financiers et à des informations claires et faciles à comprendre. Pourtant, malgré la multiplication des outils numériques, la réalité demeure plus nuancée : pour beaucoup, entrer dans le monde de l’investissement reste intimidant, avec des limites, des peurs et des risques perçus encore bien présents.

  • Biais comportementaux : ils peuvent conduire à des décisions impulsives ou spéculatives, augmentant le risque de mauvais résultats.

  • Lacunes de connaissances : malgré l’accès aux outils numériques, de nombreux jeunes investisseurs manquent encore de culture financière.

  • Besoin d’accompagnement humain : des objectifs complexes et de long terme (retraite, transmission, fiscalité) nécessitent toujours un conseil professionnel (Deljic, 2025).

  • Dépendance aux sources informelles : la génération Z se tourne souvent vers les amis, la famille et les réseaux sociaux pour obtenir des conseils financiers.

L’autonomie financière apparaît ainsi comme une question d’équilibre : elle offre aux jeunes investisseurs le contrôle et les outils nécessaires pour agir de manière indépendante, tout en exigeant une conscienceclaire de ses limites, des risques encourus et du rôle complémentaire que peut jouer l’accompagnement humain.

4. Nos concepts : le Welcome Desk de Gambit et le parcours d’investissement en libre-service

Bien que l’autonomie financière soit de plus en plus valorisée, elle ne peut être abordée comme une solution universelle (Finances Nation, 2024). L’investissement demeure une démarche profondément personnelle, façonnée par le niveau de confiance, la culture financière et l’appétence au contrôle de chacun. Pour certains investisseurs, l’indépendance est synonyme d’expertise et de réassurance, leur offrant la liberté d’adapter leurs stratégies à leurs objectifs personnels (Hayes, 2025). Pour d’autres, elle est perçue avec davantage de prudence : s’ils valorisent l’autonomie en théorie, ils se sentent parfois dépassés par la responsabilité de gérer seuls leurs investissements (Hayes, 2025).

Cette divergence met en lumière un défi majeur : comment une solution unique peut-elle répondre à des attentes, des niveaux de confiance et des réactions émotionnelles aussi variés face à la prise de décision financière ? Elle suggère que l’autonomie financière ne doit pas être envisagée comme un état binaire — autonome ou non — mais comme un spectre d’engagement, évolutif selon le contexte et le parcours de chaque investisseur. Les plateformes d’investissement doivent donc être conçues pour soutenir différents niveaux d’implication, en proposant des parcours flexibles combinant indépendance et accompagnement contextualisé.

Face à cette réalité, le département Innovation de Gambit cherche à y répondre à en proposant une expérience d’investissement innovante, guidée plutôt que directive. À l’issue de notre design sprint, est né le concept de Smart Autonomy, un modèle permettant aux banques de concilier liberté et accompagnement afin de transformer l’autonomie en confiance durable et en engagement. Pour donner vie à cette vision, nous avons élaboré deux concepts complémentaires, soutenus par des prototypes, permettant aux banques d’offrir à leurs clients le niveau de liberté souhaité : un Welcome Desk conversationnel et un parcours d’investissement en libre-service.

Afin d’illustrer ces concepts, nous introduisons deux personas clients fictifs au sein de MyBank, une banque imaginaire.

Rick, 24 ans – le primo-investisseur

Rick est designer freelance en début de carrière. Conscient que laisser son argent inactif sur un compte bancaire n’est pas optimal, il perçoit néanmoins la finance comme un univers complexe et intimidant. Avec un emploi du temps chargé, il évite les agences bancaires et reste sceptique à l’égard des institutions traditionnelles. Rick recherche avant tout de la simplicité, de la clarté et un premier pas sécurisé dans l’investissement.

Kim, 37 ans – l’investisseuse expérimentée et autonome

Kim est consultante chez Engie et s’intéresse à la finance depuis longtemps. Elle gère activement son patrimoine et accorde de l’importance au conseil, tout en faisant confiance à son propre jugement. Pour elle, la solution idéale est flexible : être autonome lorsqu’elle le souhaite, tout en conservant un accès immédiat à un soutien expert si nécessaire.

4.1 Le “Welcome Desk” conversationnel

Le Welcome Desk peut être perçu comme l’équivalent digital du hall d’un hôtel : un espace d’accueil qui écoute les besoins des clients et les oriente efficacement. Notre concept adopterait le même mode de fonctionnement: un point d’entrée conversationnel, alimenté par l’IA, capable d’observer, interprèter et de s’adapter, jouant ainsi le rôle de facilitateur intelligent.

Intégré à l’interface de votre institution, le Welcome Desk devient le premier point de contact numérique de votre stratégie d’engagement. Il renforce la capacité de la banque à gérer efficacement les premières interactions, tout en assurant cohérence et scalabilité sur l’ensemble des parcours utilisateurs finaux. En rationalisant cette étape, il libère du temps pour les conseillers, qui peuvent se concentrer sur des échanges à plus forte valeur ajoutée, tout en positionnant la banque comme un partenaire de confiance et tourné vers l’avenir.

De manière générale, le Welcome Desk permettrait aux institutions financières d’offrir le niveau d’accompagnement autonome attendu par les investisseurs d’aujourd’hui, en particulier au début de leur parcours, lorsque la curiosité est forte mais l’incertitude demeure élevée. En transformant l’hésitation en clarté, les banques aident leurs clients à mieux comprendre leur situation et les choix qui s’offrent à eux.

Fonctionnalités clés envisagées :

  • Explications claires et accessibles

  • Accompagnement éducatif personnalisé selon le profil

  • Une expérience d’onboarding conçue pour instaurer la confiance dès les premières interactions

Comment Rick et Kim pourraient bénéficier du Welcome Desk

Rick souhaite explorer ses options et comprendre comment utiliser une somme d’argent restée inactive. Le Welcome Desk lui apporte un accompagnement rassurant, l’aidant à identifier des opportunités, à gagner en confiance et à effectuer ses premiers pas sans se sentir dépassé.

Pour Kim, le Welcome Desk agit comme une voie rapide. Sachant précisément ce qu’elle recherche, elle est directement orientée vers l’exécution, sans étapes ou sollicitations superflues. Un support reste disponible par chat si nécessaire, tout en lui laissant un contrôle total sur ses décisions.

4.2 Parcours d’investissement flexible en libre-service

L’autonomie ne consiste pas uniquement à informer les investisseurs, mais à leur offrir à la fois la liberté de décider et les outils nécessaires pour agir. Notre second concept offrirait aux institutions financières la possibilité de proposer cette autonomie via des options d’investissement directes, fluides et personnalisées selon le profil de chaque investisseur.

Le parcours en libre-service est pensé comme un navigateur intelligent qui guide les institutions et leurs utilisateurs finaux vers l’approche d’investissement la plus adaptée. En s’appuyant sur les informations recueillies via le Welcome Desk, la banque obtient une vision globale des connaissances, de l’expérience, des préférences et des objectifs de l’investisseur. Cela permet d’orienter chaque utilisateur vers la méthode d’investissement la plus pertinente — gestion discrétionnaire, accompagnement conseillé ou exécution autonome.

L’objectif est de s’intégrer aux offres existantes de la banque, en connectant le parcours libre-service aux processus actuels plutôt que d’en créant de nouveaux silos. Cette intégration simplifie l’expérience, de l’intention initiale à l’action concrète, rendant l’expérience intuitive et efficace.

Dans l’ensemble, l’objectif principal du parcours en libre-service est de permettre aux banques d’offrir à leurs investisseurs une expérience d’investissement personnalisée et sans friction, les aidant à passer avec confiance de « je suis prêt à agir » à « c’était simple et adapté à moi ».

Fonctionnalités clés envisagées :

  • Investissement en autonomie totale (exécution seule)

  • Conseils simples et à la demande pour clarifier lorsque nécessaire

  • Délégation complète via une gestion discrétionnaire

Comment Rick et Kim pourraient bénéficier du parcours libre-service

Rick perçoit désormais la valeur apportée par sa banque et se sent plus confiant pour investir. En tant que primo-investisseur, il préfère débuter avec un accompagnement humain. Il est ainsi orienté vers un conseiller financier chez MyBank, qui dispose des informations relatives à ses préférences et objectifs recueillis via le Welcome Desk. Cette approche permet de proposer un accompagnement personnalisé et de construire une relation de confiance dès les premières interactions.

Kim, en revanche, choisit une voie plus indépendante. Elle explore des ressources éducatives (podcasts, analyses de pairs), renforçant ainsi sa culture financière et sa confiance. Sur la base de son profil financier (risque, ESG, K&E), déjà connu et à jour dans sa banque, elle est éligible au parcours d’exécution autonome de son institution. Via son application bancaire, elle investit dans deux nouveaux fonds et diversifie son portefeuille selon ses propres conditions.

4.3 Étendre l’impact au-delà des investisseurs

Chez Gambit, notre ambition est d’aider les institutions financières à créer davantage de valeur, tant pour leurs clients comme que pour leurs équipes. Le concept de Smart Autonomy est pensé pour créer de l’impact à tous les niveaux de l’écosystème :

  • Pour les banques: un engagement client renforcé, une fidélité accrue, une image moderne et innovante, et de nouvelles sources de revenus.

  • Pour les conseillers : une transition du rôle de gardien vers celui de copilote de confiance. Libérés des tâches d’exécution et de diagnostic, ils peuvent se concentrer sur la stratégie, la relation client et les décisions à forte valeur.

  • Pour les clients finaux : la flexibilité d’accéder à des outils en libre-service ou à un accompagnement professionnel selon leurs besoins, de manière fluide, au sein de leur environnement bancaire habituel.

En combinant un point d’entrée intuitif et pédagogique avec une plateforme d’investissement flexible, nos deux concepts alignent les intérêts de l’ensemble des parties prenantes et contribuent à rendre l’investissement plus personnel, responsable et plus durable.

5. Conclusion

Pour fidéliser leurs investisseurs existants et en attirer de nouveaux, les banques traditionnelles doivent s’adapter à l’évolution rapide des attentes. L’autonomie est devenue une exigence centrale. Toutefois, sans éducation ni accompagnements adéquats, elle peut laisser les utilisateurs finaux dans l’incertitude, dépassés et désengagés. Sans le juste équilibre — variable selon le niveau de confiance et d’implication de chaque investisseur — la relation se fragilise et les banques risquent de perdre leur rôle de partenaires de confiance.

Gambit accompagne les institutions financières dans la recherche de cet équilibre grâce à ses deux concepts dédiés à l’investissement autonome. Ceux-ci permettent aux banques d’offrir davantage d’indépendance à leurs clients tout en intégrant l’accompagnement nécessaire pour garantir des décisions éclairées et responsables. Cette approche répond directement aux défis majeurs du secteur : investisseurs désengagés, technologies sous-exploitées, érosion de la fidélité, conseillers surchargés par les exigences réglementaires et la concurrence technologique, ainsi que des expériences utilisateurs perçues comme impersonnelles et complexes.

En transformant ces frictions en opportunités, Gambit apportera une valeur tangible pour les institutions financières : une fidélité renforcée, un engagement accru, des conseillers recentrés sur des relations à forte valeur ajoutée, et des investisseurs bénéficiant de l’autonomie qu’ils attendent — avec le soutien dont ils ont réellement besoin.

Si notre vision d’équiper les institutions financières d’une Smart Autonomy pour renforcer durablement leur compétitivité résonne avec vos enjeux, collaborons pour construire votre prochain avantage stratégique.

 

References

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